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> Emploi Budget 2008:
Le projet de loi de finances pour 2008, présenté le 26 septembre dernier en Conseil des ministres et discuté au Parlement à partir de la fin du mois d'octobre, a pour objectif de créer une « croissance vigoureuse, dans le respect d'une gestion rigoureuse » des finances publiques, selon les propos de Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et l'Emploi.
Le projet de loi de finances 2008 prévoit un déficit de l'Etat de 41,7 milliards d'euros.
Atteindre le plein emploi
A la demande du président de la République, le gouvernement a déjà engagé un vaste chantier en faveur de l'emploi. La loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (TEPA) votée cet été a déjà oeuvré largement en faveur de la revalorisation du travail :
- l'exonération des heures supplémentaires : celle-ci devrait créer « un appel d'air en faveur de l'emploi ». Le dispositif est entré en vigueur le 1er octobre.
- la mise en place d'un programme « Accès et retour à l'emploi » : destiné principalement aux jeunes et aux séniors
- la mise en place d'un programme « Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi » qui prévoit le renforcement des dispositifs de formation continue.
Augmenter le pouvoir d'achat
Aujourd'hui, « la hausse du pouvoir d'achat constitue à la fois une nécessité économique et une demande sociale », comme l'a souligné Christine Lagarde. Le budget 2008 prévoit ainsi :
- la création d'un crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts : cette mesure phare faisait partie du « paquet fiscal » voté cet été. Le budget 2008 prolonge la mesure pour « mieux prendre en compte le surcoût qui suit immédiatement un achat immobilier » : dorénavant, la première année, le taux du crédit d'impôt passera de 20% à 40%.
- la revalorisation de la prime pour l'emploi : les seuils et limites de cette prime seront revalorisés de 1,3% afin d'aider ceux dont les revenus sont les plus faibles.
Alléger la dette de l'Etat
Le budget 2008 amplifie l'effort de maîtrise des dépenses engagé depuis 2002. Il s'agit de rétablir l'équilibre budgétaire, tout en finançant « les dépenses d'avenir ».
- la diminution du nombre de fonctionnaires : en 2008, 22 921 fonctionnaires partant à la retraite ne seront pas remplacés, ce qui correspond au non remplacement d'un fonctionnaire sur trois partant à la retraite. Le gouvernement entend ainsi réaliser environ 400 millions d'euros d'économie dès 2008, et de 700 à 800 millions d'euros les années suivantes. En contrepartie, la moitié des économies réalisées profitera aux fonctionnaires eux-mêmes (augmentation des salaires et amélioration du pouvoir d'achat).
- la limitation des dépenses des ministères : hormis le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche et celui de la justice qui augmenteront sensiblement, le budget 2008 prévoit de stabiliser, voire de baisser le budget des autres ministères.
Encourager l'innovation
« L'innovation constitue la vitalité d'une économie », a rappelé la ministre de l'Economie, des Finances et l'Emploi. Elle est aujourd'hui « indispensable pour développer le potentiel de notre pays et pour faire face à la concurrence des autres ». Il faut ainsi d'une part lutter contre les délocalisations et d'autre part, créer des emplois. Le budget 2008 prévoit ainsi des mesures fiscales en faveur de la recherche et de l'innovation :
- la réforme du crédit impôt-recherche afin de rendre ce dernier encore plus avantageux et plus simple à utiliser pour les PME.
- l'extension des exonérations fiscales et sociales dont bénéficient déjà les Jeunes Entreprises Innovantes aux jeunes entreprises qui ont pour activité principale la valorisation des travaux de recherche d'un établissement d'enseignement supérieur.
- un allègement de fiscalité des brevets pour les inventeurs : ces derniers seront totalement exonérés de leur impôt sur la plus-value au bout de huit ans, ce qui leur permettra d'être mieux récompensés et de « gagner plus en travaillant plus ».
- l'aménagement du régime fiscal des cessions de brevets par les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés afin « d'encourager l'implantation sur notre territoire d'activités de recherche ».
Par le biais de ces différentes mesures et dans l'optique de la poursuite des efforts, le gouvernement est déterminé à ramener la dette de l'Etat à 64% du PIB en 2008. « Ces réformes structurelles, couplées à la maîtrise des dépenses publiques, devraient vite améliorer l'état de santé de notre pays », a affirmé Christine Lagarde, à l'issue de sa conférence de presse sur le projet de loi de finances pour 2008.
     
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