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Commission Travail Emploi


 
COMPTE-RENDU DE REUNION

CALUIRE

                                                  LE 24 JANVIER 2004


Présents :     MME BENOIT, MR BLANCHART, Philippe COCHET, MR COURT,  MME DELOUIS, MR GAMONET, MME PASQUIER DESVIGNES, MR ROCATI,
MR ROUBERTOU, MR TONDU, MR SANNIER, MR THOMAS

 1.      Introduction par Philippe COCHET

Rappel des 3 niveaux de nos travaux :

  •   Interrogations à rapporter aux ministres.
  •   Propositions ou précisions de lois
  •   Faire intervenir un expert pour dialoguer.

 Mode de fonctionnement :

  • Chaque réunion doit se développer autour d’un thème annoncé par avance, afin que chaque participant puisse choisir les thèmes et les dates de réunions auxquelles il souhaite participer activement.
  • Le résultat des travaux sera connu et diffusé au niveau national et, auprès de la population de notre circonscription.

 2.      Les thèmes de l’année 2004

2.1      Les syndicats

La représentativité des syndicats existe-t-elle toujours ?

Quels syndicats pour quel type d’entreprise ?

Quelles sont les solutions apportées par les syndicats dans le problème de l’emploi ?

2.1      Comment s’attaquer au chômage ?

Les TPE : comment sauvegarder les savoir-faire, création, transmission, et actions sociales à mener ?

Quatre directions : emploi de proximité, de solidarité, fédérer les idées de base, inciter les initiatives personnelles

3.      Proposition de méthode de travail

Par Jean SANNIER sur le thème des syndicats.

Il faut travailler la « forme » de ces commissions afin de garder une mobilisation et une dynamique dans le groupe.

 Méthode sous forme de projet :

1 – DIAGNOSTIQUER : faire un constat

2 – RENCONTRER & DISCUTER : rencontrer des spécialistes et faire participer la population de la circonscription, être relais et écouter les problèmes locaux.

3 – DIFFUSER : diffuser les conclusions du débat en présence d’une personne relais de notre message vers l’extérieur.

Les idées directrices, qui vont guider nos concertations de l’année :

  • Le privé, le public, leurs grandes difficultés, comment les enrichir sans pour autant les opposer sans cesse
  • La création d’un contrat social par la « rémunération du chômage », par l’amélioration de la formation initiale des jeunes mais aussi la formation permanente des personnes en milieu ou fin de carrière pour une réorientation  par exemple
  • Les valeurs mobilisatrices, telles que :
    Le goût du travail,
  • Les prélèvements sociaux,
  • La sélection indispensable,
  • La culture économique des jeunes, qui doit être réintroduite dès l’école primaire
  • La flexibilité du travail, etc …

Ces valeurs mobilisatrices étant en premier lieu retenues pour notre prochaine réunion du 24 janvier.

 Patricia DELOUIS

 LES PERSONNES
 

  • Notre groupe tourne avec une petite dizaine de personnes dont 90% sont fidèles à chaque réunion. Chaque réunion nous amène  une  nouvelle personne (celle ci ayant été attirée soit par le compte rendu lu sur le site soit parce qu'elle a eu un problème directement lié aux thèmes abordés lors de notre commission (prud’hommes, par exemple)). Le groupe est constitué de personnes d'horizons divers, dont le travail touche de près ou de loin au problème de l'emploi.

    MODE D'EMPLOI, FONCTIONNEMENT (4 réunions)
     
     Ce nombre limité permet une vraie discussion, un tour de table complet où chacun a le temps en 2 heures d'exposer ses idées. Mais il a comme limite la non spécialisation des compétences.

 Un échange a démarré  par  un tour de table général. Cette opération s'est renouvelée une 2ème  fois. A partir de là, plusieurs grands thèmes sont apparus.

 Dans un 2ème  temps, nous avons cherché à approfondir ces thèmes, toujours à travers les discussions  mais aussi nécessairement par une recherche individuelle :

 De plus, pour élargir et enrichir notre débat nous avons cherché à faire  intervenir  des  spécialistes sur certains thèmes et nous avons interrogé des personnes en lien avec ces problématiques. (Expérience très positive, très bon accueil)

  

LES THÈMES passés et à venir
 

  • Comment créer un lien, une passerelle  entre l'éducation nationale  et  le monde du travail ?
  • Quel métier pour les jeunes ? Comment sensibiliser les jeunes à un futur métier ? Piste de Réflexion sur le Cas de l'artisanat : une image à développer
  • Le travail des femmes, le développement de la formation (continue au cours de la vie) Rencontre avec la directrice du CIF
  • La création d'entreprise, l'aide aux créateurs d'entreprise (artisans), et  le coût du travail. Piste de Réflexion sur  le transfert de compétences (junior/senior)
  • Comment remettre les personnes (chômeurs) au travail? La revalorisation du travail, comment réintégrer le mérite? Piste de réflexion la généralisation de l'intéressement
  • Les contentieux sociaux,  prud'hommes, la médiation

 Voici la liste des principaux thèmes qui sont revenus régulièrement au cours des différents tours de table, mais seuls certains de ces thèmes ont été approfondis. 

LES LIMITES

Les thèmes abordés étant des thèmes d'envergure générale et non des points relevant d'un spécialiste, notre commission s'est attachée à mettre en lumière des idées ou des axes de réflexion.

Ces idées sont issues de notre propre expérience et de notre esprit critique.

Nous avons cherché à identifier certaines problématiques dont la société entière peut se faire écho.

Reflexion

La revalorisation des métiers manuels :

Aujourd'hui, il y a une forte demande de main d'oeuvre dans le secteur de l'artisanat. Hors  face à cette demande, très peu d'ouvriers qualifiés sont capables de prendre un poste. Pourquoi ?

Ces métiers sont peu connus et ont une image dévalorisante. En conséquence, les élèves qui se présentent dans ces formations sont peu nombreux et sont ceux qui ne peuvent pas faire autre chose. Ce ne sont donc pas les meilleurs qui accèdent par choix à ces filières.

De plus, ces étudiants peu motivés semblent  demander beaucoup de suivi et de surveillance ; ils ont en grande majorité besoin de soutien pendant la formation et la période d'apprentissage.

Face à cette problématique, il nous semble  urgent de développer l'image de ces professions.

Le collège, un lieu d'ouverture au monde économique

 Il apparaît évident que la question du choix d'un métier n'a jamais été une réflexion au coeur du système de l'enseignement. Arrivé en fin de cursus scolaire (le bac) beaucoup de jeunes ne savent pas répondre clairement à la question du choix du métier qu'ils souhaitent exercer et donc vers quelle filière de formation ils doivent s'orienter.

 Aujourd'hui dans les écoles et seulement certaines, un conseiller d'orientation est disponible pour les élèves. Est-ce suffisant ? Ne faut-il pas aller plus loin ?

 Nous souhaitons que l'école s'inscrive aussi dans une dynamique économique et que l'enseignement poursuive plusieurs objectifs, notamment celui de faire comprendre aux jeunes qu'ils apprennent pour exercer un métier plus tard. Dans cette logique, il nous apparaît évident que des heures d'enseignement sur la connaissance du milieu économique dans son ensemble ( l'entreprise, les branches d'activités, le secteur privé, public parapublic)  devraient faire partie intégrante du programme, avant la 3ème pour que les élèves puissent s'orienter correctement.

Certains organismes comme la chambre des métiers ont une connaissance du marché du travail, ils peuvent intervenir dans les écoles. Comme la prévention routière, des sessions de formation sur les acteurs de la vie économique sont à mettre en place. Donner cette connaissance aux élèves, leur permettra d'avoir des fenêtres ouvertes sur d'autres métiers que ceux connus dans le cadre familial, ce sont des nouvelles envies qui peuvent naîtrent.

Face à l'évolution des métiers, il faut réintégrer l'école dans un cadre général de société.

Il faut développer les passerelles entre le monde du travail et les écoles.

 Le fossé existant aujourd'hui entre l'école et le monde du travail nous paraît trop important. Ce fossé vient notamment du fait que les enseignants ont une vision trop négative et abstraite du monde économique.

Pour lever cette incompréhension, il faut imaginer des solutions :

a- Par exemple, en allant vers une plus large intégration des professeurs au monde économique. Cette réintégration peut être initiée par un changement de mentalité,  dés la formation de ces enseignants : il n'y a pas d'antagonisme entre l'école et le monde du travail. L'un est la continuité de l'autre. Sans oublier que le premier doit aussi préparer les élèves à cette vie après le BEPC ou le Bac. Pour réussir cela, il faut que les enseignants aient une sensibilité au monde économique et une connaissance réelle de ces enjeux.

  1. L'aide aux artisans patrons.

 

  • Les artisans, entrepreneurs

D'un coté, Un nombre important d'artisans, créent leur entreprise, ils deviennent alors patron gestionnaire entrepreneur et ne sont pas préparés à ça (comptabilité trop complexe, administratif trop prenant) Il existe bien sûr des associations d'aide et de soutien à ces petits patrons mais leur soutien n'est pas assez conséquent.

De l'autre coté, un nombre important de "cadre supérieur" sont  exclus du monde du travail dès 55 ans alors qu'ils représentent un potentiel de connaissances très important.

Face à cette double problématique, il nous paraît important de réfléchir aux passerelles que l'on peut créer entre les juniors et les seniors afin  de soutenir les créateurs d'entreprise qui en ont besoin et de ne pas gâcher le potentiel de connaissance que représente un salarié qui a travaillé 35 ans ?

Il faut transférer les compétences des anciens pour former les jeunes

Comme il existe des mesures d'aide à l'embauche pour les jeunes, on peut réfléchir à des mesures d'aides pour les plus de 55 ans. Plutôt que de mettre en pré-retraite les anciens, on pourrait imaginer qu'ils soient payés par l'Etat le temps qu'ils transfèrent leurs compétences en travaillant dans les PME

  • Le sens et la valeur du travail

Dans les mesures à mettre en place par l'Etat, il nous semble urgent de redonner un sens au travail, en redistribuant l'argent aussi à ceux qui travaillent ou retravaillent. Il faut encourager ceux qui trouvent du travail même au SMIC en leur donnant des coups de pouce, plutôt que de les inciter à ne rien faire.

Par exemple, en généralisant l'intéressement des salariés aux bénéfices : il faut encourager le travail par des primes.

 A la suite d’un nouveau tour de table, les interpellations sont les suivantes, à savoir :

- les difficultés de compréhension entre les organismes de recherche d’emploi et les cadres, demandeurs d’emploi, les inadaptations de ces organismes avec la réalité, il apparaîtrait, par exemple, que seules 10% des offres cadres soient de réelles propositions d’embauche.

- les enfants handicapés et leur famille, les difficultés rencontrées par ces dernières aux différents stades de la vie du malade.

- enfin, les prud’hommes et leur fonctionnement, la rigueur des textes de loi, des contrats d’embauche par exemple et la difficulté de leur respect dans la pratique.

 Après synthèse et débat, deux thèmes principaux sont retenus :

-          la création d’entreprise, la formation et le coût du travail

-          le contentieux social et la médiation

 Ils seront abordés en deux sous-commissions pour une meilleure recherche. Puis, dans un deuxième temps, les participants à notre groupe étant peu nombreux, il y aura mise en commun des réflexions.





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