   
> Actualité Ecole : le savoir pour tous, la réussite pour chacun
Alors que près de 15% des élèves qui entrent aujourd'hui au collège ont de très graves lacunes dans les domaines de l'écriture, de la lecture et du calcul, le Gouvernement a mis en place depuis huit mois des mesures innovantes pour remédier à cette situation. Le Chef de l'Etat souhaite également un retour à l'enseignement des "fondamentaux ».
Vers un retour à l'enseignement des "fondamentaux" à l'école.
A l'occasion de la visite d'une école primaire à Périgueux, en compagnie du ministre de l'Education Xavier Darcos, vendredi 15 février, le président de la République a prononcé un discours sur le thème de l'école et de la réforme de l'enseignement primaire.
Le Chef de l'Etat souhaite ainsi « qu'on revienne à l'essentiel, aux « fondamentaux » de l'école ».
Les « nouveaux programmes de l'école primaire présenteront en quelques pages, dans un langage évitant tout jargon, l'ensemble d'un cursus disciplinaire désormais recentré sur le français et les mathématiques ». Ils « donneront la priorité absolue à la maîtrise de la langue » : vocabulaire, orthographe et grammaire seront remis à l'honneur.
"De façon générale", a-t-il poursuivi, "dans toutes les disciplines, l'accent est mis sur la mémorisation de connaissances et de compétences clairement identifiées, dont on pourra facilement vérifier l'acquisition".
Le Président de la République propose également de faire de l'école maternelle « le lieu d'un véritable apprentissage de la langue orale » : « car il est impossible d'apprendre à lire et écrire, tout aussi impossible de compter et de calculer, si l'on ne sait déjà parler correctement ».
Une évaluation "tous les deux ans" des professeurs des écoles
Le 15 février 2008, à Périgueux, le président Nicolas Sarkozy a annoncé que les professeurs des écoles seraient désormais évalués « tous les deux ans, au lieu de quatre actuellement en moyenne. Elle s'attachera d'abord aux progrès des élèves, et non au choix de telle ou telle méthode pédagogique, que je veux laisser à la libre appréciation de l'enseignant", a-t-il déclaré.
« C'est à l'enseignant, avec son expérience, de choisir la méthode pédagogique et nous, nous n'avons pas à évaluer l'enseignant sur sa capacité à appliquer (telle) circulaire ministérielle mais sur les progrès des enfants qui lui sont confiés. Je veux faire confiance aux enseignants de notre pays », a-t-il ajouté.
Le Chef de l'Etat a annoncé la création de « deux évaluations nationales témoins [...] qui serviront à mesurer chaque année les acquis des élèves au CE1 et au CM2 ». Ce système d'évaluation permettre « d'identifier rapidement les difficultés et de promouvoir les solutions qui marchent.».
« Chaque famille recevra systématiquement, non seulement les résultats de son enfant, mais également ceux de son école (...) Ce n'est pas une méfiance à l'égard de qui que ce soit, c'est simplement un devoir de transparence », a-t-il ajouté.
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Le gouvernement a déjà mis en place plusieurs mesures mieux organiser le temps de travail des élèves de primaire et renforcer l'aidée apportée pour ceux qui en ont le plus besoin.
Le renforcement de l'accompagnement éducatif
Assurer un meilleur fonctionnement de l'école pour aider ceux qui en ont le plus besoin représente une priorité pour le Gouvernement. Pour lutter contre la situation des « orphelins de 16 heures », l'ensemble des 1 119 collèges de l'éducation prioritaire, ainsi que 267 collèges volontaires et 12,7% des écoles appartenant à un « réseau ambition réussite » ont mis en place dès le 8 novembre dernier une aide aux devoirs quatre fois par semaine. Celle-ci prend la forme d'études dirigées ou surveillées ou d'activités sportives, culturelles et artistiques. Cette mesure a rencontré un vif succès puisque d'ores et déjà un tiers des collégiens de l'éducation prioritaire ont souhaité et vont bénéficier de cet accompagnement.
Pour développer ces activités, des fonds ont déjà été débloqués en 2007. Par ailleurs, 140 millions d'euros sont prévus au budget 2008 pour financer cet accompagnement éducatif.
La suppression des cours le samedi matin
Dans sa « Lettre aux éducateurs », adressée le 4 septembre à tous les enseignants, Nicolas Sarkozy avait émis le souhait de remettre à plat les rythmes scolaires. Alors que les spécialistes de l'enfance s'accordent à dire que la semaine des écoliers est trop chargée, Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, a annoncé la suppression, dès la rentrée 2008, des cours le samedi matin à l'école. Cette décision a pour objectif de rendre aux familles le temps qui leur appartient et de soutenir ceux qui en ont le plus besoin.
A compter de la rentrée prochaine, les élèves auront donc une semaine de cours obligatoire de 24 heures contre 26 actuellement.
Par ailleurs, les deux heures libérées devront être utilisées un autre jour de la semaine pour permettre à ceux qui sont le plus en difficulté d'être accompagnés de manière personnalisée dans leurs apprentissages. Cette mesure permettra de s'assurer que nul ne rentre au collège sans maîtriser les savoirs de base.
La mise en oeuvre du service minimum d'accueil à l'école primaire
En cas de grève dans l'éducation nationale, les familles se trouvent confrontées à d'importantes difficultés. Il devenait donc urgent d'offrir aux parents une solution concrète, sans pour autant remettre en cause le droit de grève.
Le Gouvernement a ainsi invité les communes à mettre en place un service minimum d'accueil pour les élèves du primaire en cas de grève. Celui-ci est financé par l'Etat grâce aux retenues sur les salaires des grévistes. Les communes sont chargées d'organiser l'accueil des élèves durant les heures normales d'enseignement, soit généralement six heures par jour.
Le service minimum d'accueil s'accompagne d'une amélioration de l'information en direction des familles : les prévisions d'absence devront ainsi être affichées 48 heures avant le début de la grève afin de permettre aux parents de s'organiser au mieux.
     
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