   
> Presse Le Progrés:
En rangs serrés. Face à un Parti socialiste qui résonne aux sons d’un orchestre polyphonique, l’UMP veut montrer toute son unité à quelques mois d’une échéance électorale déterminante. Hier, le président de la fédération du Rhône, Philippe Cochet, organisait sa conférence de presse de rentrée, entouré des leaders de la majorité présidentielle dans les collectivités locales. L’occasion pour Françoise Grossetête de tirer à boulet sur une Région « paralysée » par une majorité PS/Vert « qui ne tient pas », évoquant une « alliance purement électorale qui ne peut pas marcher ». Pour le département, le premier vice-président de Michel Mercier, Michel Forissier relèvera les « contradictions » de l’opposition de gauche taclant sans retenue son représentant, Thierry Philip. Même tonalité au Grand-Lyon où François-Noël Buffet se félicitera d’être, avec son groupe, l’artisan de la non-augmentation des impôts stigmatisant les problèmes de « gouvernance » de la collectivité et les atermoiements répétés autour du TOP et des grandes infrastructures. Et le maire d’Oullins de rappeler que « jamais, les collectivités n’ont autant perçu d’aides de l’Etat ». Michel Havard, patron de l’opposition lyonnaise ne sera pas en reste : « On s’attend à une nationalisation des thèmes municipaux, c’est une grande spécialité des groupes de la majorité, tout cela pour cacher leur propre incurie. Et leur seul point d’unité, c’est de dénoncer des incendies qui n’existent pas ! » Michel Havard aura également insisté sur le financement des primaires citoyennes organisées par le Parti socialiste pour choisir son candidat à la présidentielle. « Qui va payer » s’interroge Michel Havard, ce n’est pas aux contribuables de prendre en charge les dépenses ! ». Bref, les cadres locaux sont sur le pont même si le parti n’a toujours pas de candidat déclaré. Mais tous évoquent le nom de Nicolas Sarkozy : « On pense qu’il sera candidat, sourit Philippe Cochet, on fonce par anticipation ! ». Cela malgré quelques réticences rencontrées sur le terrain des électeurs de Sarkozy en 2007 : « On a rencontré de l’hostilité par le passé, veut rassurer Philippe Cochet, mais aujourd’hui, les Français sont conscients du bien fondé de l’action de Nicolas Sarkozy face à la crise. Nous avons 10 % de nouveaux adhérents. Ce sera une campagne difficile, mais il n’y en a qu’un qui a les capacités. Le PS a voté un programme de 50 milliards et ils viennent encore d’en rajouter ! ». La fédération, qui accueillera Jean-François Copé le 21 septembre, compte aujourd’hui près de 4 900 adhérents avec l’ambition d’arriver à 7 000 ou 8 000 à la fin de l’année.
Geoffrey Mercier
     
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