   
> Presse Le Progrés:"l'UMP tente d'élaborer des listes dans la transparence et l'équité"
La fédération du Rhône a établi des règles drastiques qui ne laisseraient aucune place aux passe-droits mais qui ne seront pas évidentes à tenir jusqu'au bout
Impossible de savoir combien ont déjà fait acte de candidature de façon spontanée auprès des responsables départementaux, des secrétaires de circonscriptions, de leur parlementaire, de la direction nationale, etc. Les instances de la fédération du Rhône de l'UMP sont en train de recenser tous les noms. En tout cas, il ne reste plus que quelques jours aux militants UMP qui désireraient se présenter aux élections régionales des 14 et 21 mars prochains pour faire acte de candidature à la candidature auprès de leur fédération.
La procédure, mise en place par les instances du Rhône et soumise au national, a été adressée à tous les adhérents, il y a une quinzaine de jours. D'après ces initiateurs, Philippe Cochet et Michel Forissier, président et secrétaire départemental du Rhône, la procédure a été élaborée « dans le souci de la transparence, de l'efficacité et de l'équité entre tous ». Sont fixées par écrit un certain nombre de règles de bonne conduite (voir ci-contre). Ce qui n'est pas écrit mais que confie volontiers Philippe Cochet, c'est que la tête de liste régionale, Françoise Grossetête, n'interviendrait pas dans les choix de la fédération. Auront en revanche leur mot à dire, la tête de liste départementale (Nora Berra ou Philippe Meunier selon toute vraisemblance) ainsi que les parlementaires.
Quid dans ce contexte des sept sortants ? En principe, pas de traitement de faveur à attendre pour eux : « Ceux qui n'ont rien fait ne seront pas reconduits », expose fermement le maire de Caluire. Quand à ceux qui n'ont pas démérité - la moitié à peu près -, ils seront soumis aux mêmes obligations que n'importe quel autre candidat sans donc aucune certitude de repartir. Plus généralement, « Personne ne s'impose naturellement sur la liste ». Pas plus dans qu'à l'extérieur de l'UMP, même « s'il est bien évident il faudra laisser des places à nos partenaires », explique Philippe Cochet. S'il prévient que ce sera « à chacun selon sa représentativité » et qu'un parti qui n'a que quatre-vingts adhérents devra se satisfaire d'avoir un siège éligible, offert au nom de l'union de la majorité, il dit cependant que « l'UMP étant le parti le plus puissant, il lui appartiendra de faire des efforts pour laisser des places ». Avec une règle pour tout postulant : « Faire preuve de son utilité pour l'équipe ». et un engagement pour les heureux (?) élus : « Du premier au dernier de liste, tous devront être très disponibles de janvier à mars »... C'est-à-dire qu'ils ne devront pas hésiter à sacrifier un grand nombre de jours de repos et de vacances pour la campagne.
Des règles strictes qui ne seront pas forcément aisées à tenir jusqu'au bout.
Michel Rivet-Paturel
Pour être candidat il faut être... motivé
Les adhérents UMP à jour de cotisation ont jusqu'au 15 novembre pour faire acte de candidature à la candidature auprès de la fédération. Ceux qui sont intéressés sont soumis à un certain nombre d'obligations parmi lesquelles : l'envoi d'une lettre de motivation au président de la fédération ; l'apport de leur « soutien sans condition à la liste qui […] sera établie » ; ce dernier point étant un engagement moral valable aussi pour les recalés. Par ailleurs, dans chaque circonscription, les candidats du ressort de celle-ci seront invités à venir défendre leur candidature devant les adhérents d'ici le 15 décembre. Puis les instances départementales établiront une liste de 41 noms qui devra être validée par la commission nationale d'investiture.
Si aucune date n'est précisément avancée, les listes devraient être définitivement arrêtées fin décembre ou début janvier. La confirmation de la tête de liste régionale, Françoise Grossetête, est attendue, elle, le 24 novembre à Paris.
     
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