   
> Actualité Le blog de Philippe Brunet-Lecomte :
"En politique, il y a les droits et les tordus. Philippe Cochet qui a été élu, ce week-end, patron de l’UMP dans le département du Rhône, est incontestablement un type droit. On lui reproche même souvent d’être un peu trop frontal. Mais le député maire de Caluire a un atout : il parle clair et il assume.
Original dans cette droite lyonnaise divisée où tout se joue souvent en coulisses avec, dans l’ombre, quelques has-been qui tirent les ficelles : Mercier, Noir, Millon... Sans oublier Perben qui a enfin compris qu’il devait s’effacer.
Or ce sont ces barons qui bloquent toutes perspectives à cette droite battue et rebattue qui ressasse depuis des années ses aigreurs. Il fallait donc du sang neuf. Avec des élus comme Michel Havard, le patron du groupe UMP au conseil municipal ou François-Noël Buffet, le sénateur maire d’Oullins, Cochet incarne cette nouvelle génération. Et surtout une démarche différente. Une ligne claire, comme dirait Gérard Collomb.
A 47 ans, Cochet prend donc en main une fédération UMP à reconstruire. Et il y a du boulot. Ce qui ne doit pas déplaire à cet élu énergique. Même si ça n’a pas échappé aux fidèles de ce blog que je suis loin d’être pro-Sarkozy, je reconnais que cet élu a des qualités pour réussir car c’est un homme de terrain, carré, bosseur. Et honnête.
Reste à savoir s’il réussira à rassembler cette droite lyonnaise où coexistent des modérés et des extrémistes. Car on ne rassemble pas sans un minimum de cohérence. Et la droite lyonnaise, si elle veut reconquérir le pouvoir, devra tôt ou tard s’interroger sur elle-même. Et réunifier son discours pour proposer un projet solide. Indispensable pour stimuler le débat dans une ville et une agglomération où, au fond, l’opposition est assez inexistante, d’autant plus que la famille centriste a explosé. Bref, un désert politique. Ce qui n’est jamais bon, y compris pour Gérard Collomb qui a besoin de cet aiguillon démocratique. "
     
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