   
> Actualité Nouvelles nominations à l'UMP.
Moins de deux semaines après l'échec des municipales, l'UMP a annoncé vendredi le nouvel organigramme de sa direction remaniée sous la houlette de Nicolas Sarkozy, qui comprend deux nouveaux adjoints de poids, les ministres Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet pour encadrer le secrétaire général Patrick Devedjian. Le nom de Valérie Pécresse avait été cité pour le poste dont hérite Kosciusko-Morizet.
Le ministre du Travail et de la Solidarité, pilier des réformes au sein du gouvernement, et la secrétaire d'Etat à l'Ecologie deviennent ainsi secrétaires généraux adjoints aux côtés de Patrick Devedjian. Tous les deux ont été élus lors des élections municipales, «NKM» maire de Longjumeau, Bertrand adjoint au maire de Saint-Quentin. Sarkozyste de la première heure, mais très contesté au sein du parti pour sa gestion «rigide et solitaire», ce dernier reste numéro un du secrétariat général (exécutif du parti).
Parmi les innovations de ce nouvel organogramme, la création de quatre postes de délégués généraux, outre celui déjà détenu par le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi (Ile-de-France). Le député du Rhône PHILIPPE COCHET qui a cédé sa place de secrétaire général adjoint à Kosciusko-Morizet, devient délégué général à la «réforme». En revanche, le nouveau maire de Nice et ex-ministre de l'Outre-mer, Christian Estrosi, à qui était proposé la délégation générale au «développement du mouvement», a décliné l'offre qui lui a été faite. «Il ne souhaite pas participer à cette nouvelle réorganisation de l'UMP», a déclaré sa porte-parole, sans autre commentaire. Un épisode qui ressemble à un nouveau «clash» entre Estrosi et Devedjian, qui ne s'adressaient déjà plus la parole. Cette semaine déjà, Estrosi s'est livré, dans un entretien à l'Express, à une vive critique de son parti et de sa direction, épinglant à l'occasion Patrick Devedjian, responsable, selon lui, de «beaucoup de maladresses».
Trois porte-paroles
Par ailleurs, les centristes Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie conservent dans la nouvelle organisation leur poste de vice-président du Conseil national (parlement du parti). Ce remaniement est aussi marqué par une innovation : la création de trois postes de porte-parole octroyés au centriste Dominique Paillé, à un proche de Nicolas Sarkozy le député des Hauts-de-Seine, Frédéric Lefevre, et à une femme issue de l'Entreprise, Chantal Brunel.
Ce nouvel organigramme fait également la part belle aux centristes en attribuant au député du Nord (ex-UDF), Marc-Philippe Daubresse une délégation générale au «dialogue social», et à celui de Maine-et-Loire, l'ex-UDF Marc Laffineur, celle des «relations avec les élus». Signe d'ouverture aux villepinistes, la nomination du député de l'Eure, Bruno Le Maire, ancien directeur de cabinet du premier ministre de Jacques Chirac. Enfin, le député de l'Oise Edouard Courtial, qui secondait jusqu'ici le patron des fédérations Alain Joyandet, est promu et chapeautera un trio de secrétaires nationaux «fonctionnels», chargés des fédérations et des adhésions.
     
|