Politique budgétaire : bilan de la législature
§ Jusquà présent, les gouvernements, surtout ceux de gauche, nous avaient expliqué et démontré que toute baisse dimpôts était financée par de la dépense supplémentaire ! Pour la 1ère fois, nous démontrons quil est possible de baisser les impôts et en même temps de baisser les dépenses, le déficit et la dette !
§ Cest donc avant tout sur la base de ces résultats que les Français pourront juger de la crédibilité de nos engagements pour lavenir en matière de finances publiques et de fiscalité.
1) Depuis 2002, la situation des finances publiques sest nettement améliorée
Le déficit de lEtat pour 2006 sétablit à 36,16 milliards deuros
ü Le solde budgétaire est en amélioration de 7,3 milliards deuros par rapport à 2005, de près de 11 milliards deuros par rapport à la loi de finances initiale (46,9 Md) et de 6,3 Md par rapport à la dernière prévision du collectif (42,4 Md).
ü Quand on regarde le chemin parcouru, la performance est aussi inédite quexceptionnelle :
§ Nous avions laissé en 1997 un déficit à 40 milliards deuros. Malgré une croissance très favorable (3% en moyenne sur les 5 ans), la gauche nous a laissé un déficit qui atteignait, en 2002, 49 milliards.
§ En 2006, il sétablit à 36,16 milliards d'euros, soit une baisse de 13 milliards en seulement 5 ans, alors que nous avons une croissance inférieure à celle dont bénéficiaient les socialistes (1,5% en moyenne entre 2002 et 2006)
§ En 3 ans (2003-2006), nous aurons diminué le déficit de près de 21 milliards deuros
ü Un solde budgétaire ramené à 36,16 milliards deuros constitue une avancée majeure dans la voie vers le désendettement :
§ le déficit de lEtat est ramené à 2% du PIB. Cest la meilleure performance depuis 15 ans, à lexception de lannée 2000, lorsque la croissance mondiale atteignait des niveaux record sous leffet de la bulle Internet
§ le solde primaire (cest-à-dire le solde budgétaire hors charges dintérêt de la dette) est excédentaire. On sort de cette situation absurde où lEtat sendettait simplement pour pouvoir payer les intérêts de sa dette passée
§ enfin, le déficit de lEtat est également revenu au niveau du « solde stabilisant », cest-à-dire au niveau qui permet de stabiliser le poids de la dette dans le PIB. Ce nétait arrivé quune seule fois pour lEtat dans les 25 dernières années (en 2000).
Le déficit public est en nette amélioration et la dette recule
ü Le déficit public, qui était de -3,2% du PIB en 2002 passera à - 2,5 % du PIB en 2007 (PLF 2007), soit une baisse de -0,7 points de PIB.
ü Nous sommes le 1er des quatre grands pays de lUE à être repassé en 2005 sous la barre des 3% de PIB de déficit (Allemagne, Italie, Royaume-Uni) et nous allons être le premier à sortir de la procédure pour déficit excessif
ü La dette sera réduite de 2 points de PIB en 2006 (à 64,6%) et dun point supplémentaire en 2007, à 63,6% du PIB
2) Pour obtenir ces résultats nous avons complètement rompu avec la gestion socialiste des finances publiques
Les dépenses ont été tenues jusquau bout
ü Le dernier budget de la législature socialiste affichait une croissance en volume des crédits de 0,5% : la réalité a été toute autre ! Il a fallu constater une dérive de près de 10 milliards deuros de dépenses supplémentaires. Ce nest pas moi qui le dit, mais le rapport NASSE-BONNET. Ce qui a contribué à porter le déficit à 49 milliards deuros, là où la prévision affichait 30 milliards.
ü Nous avons fait le choix inverse en tenant strictement les dépenses :
§ En 2006, pour la quatrième année consécutive, le plafond de dépenses voté par le Parlement a été strictement respecté, et les dépenses ne progressent pas plus vite que linflation. Nous nous situons 28 M en dessous du plafond voté.
§ En 2007, avec une dépense en baisse pour une dernière année de législature, nous faisons la preuve de notre détermination à tenir les comptes quelles que soient les circonstances.
ü Cet objectif est atteint tout en respectant deux objectifs majeurs :
§ Le financement intégral de nos priorités, en particulier toutes nos lois de programme, quil sagisse de la sécurité intérieure, de la justice ou de la recherche.
§ Lassainissement de la situation budgétaire, avec la poursuite de la réduction de la bulle des reports, dont laccumulation au cours de la législature précédente faisait peser une épée de Damoclès sur la maîtrise des dépenses et perturbait la gestion. Les reports de crédits sur 2007 devraient ainsi être limitées à environ 4 Md. Ils sélevaient à 14 Md en 2002 !
Contrairement à la gauche, pas question pour nous de dilapider les surplus de recettes
ü Souvenons-nous de 1999 ! 10 milliards deuros de plus-values de recettes. Seul 1/3 a été affecté à la réduction du déficit, lessentiel ayant servi à des dépenses nouvelles.
ü Nous avons choisi daffecter au désendettement lintégralité des plus-values de recettes. Les recettes fiscales sinscrivent en amélioration de 10,2 Mds par rapport à la loi de finances initiale et de 5,3 Mds par rapport au collectif.
ü Si les recettes progressent, cest parce que la stratégie économique conduite depuis 2002 par le gouvernement est payante :
§ Limpôt sur le revenu est en progression de 1,1 milliard deuros par rapport à lestimation en Loi de finances initiale. Cela tient à la progression des revenus des Français, traduction de lamélioration de lemploi et du pouvoir dachat en 2005, mais aussi à lamélioration du recouvrement grâce à la modernisation continue de notre service public fiscal et notamment avec le succès de la télédéclaration.
§ La TVA, en plus-value de 1,4 milliard deuros par rapport au budget initial mais en ligne avec la prévision du collectif, illustre la bonne tenue de la consommation des Français.
§ Limpôt sur les sociétés sinscrit en plus-value de 6,4 milliards deuros par rapport à la loi de finances initiale, et de 3,7 Mds par rapport au collectif. Cest dabord la conséquence de la bonne santé de nos entreprises. Cest également pour partie leffet des mesures prises pour moderniser le recouvrement de lIS et faire en sorte quil reflète mieux les évolutions économiques. Le rendement de la mesure de relèvement des seuils de versement de lacompte exceptionnel adoptée en collectif 2006, qui avait été évalué à lépoque à 500 M, est denviron 1Md.
§ Les impôts assis sur les actifs ont connu cette année encore des progressions importantes, quil sagisse des donations (+500 M) ou de lISF (+450 M), en lien avec les évolutions constatées sur les marchés immobiliers et financiers.
Nous avons su dégager des marges de manuvre et faire bouger les lignes sur les effectifs
ü Nous avons su collectivement, avec les ministères gestionnaires, tirer parti des possibilités nouvelles de la LOLF. Car 2006 est aussi la première année de mise en uvre de la LOLF.
ü Les audits qui couvrent déjà plus de 100 milliards de dépenses sont une véritable boîte à outils sur laquelle peuvent sappuyer les Ministres pour conduire les réformes, dégager des économies et mieux utiliser les ressources humaines.
ü A titre de comparaison, deux chiffres sur les effectifs :
§ Dun côté, 30.000 créations de fonctionnaires de lEtat au cours des années 2001-2002.
§ De lautre, 20.000 non renouvellements de postes en 2006-2007 ; avec grâce aux audits, une politique qui permet de mettre les effectifs là où en a réellement besoin !
Jean François COPE