   
> Presse Le Progrés:Jean-François Copé-"le moment est venu de repartir au combat
Ceux qui pouvaient imaginer que les militants UMP manquaient d’enthousiasme à l’approche de la campagne présidentielle en seront pour leurs frais. Hier soir, sur les terres du président de la fédération du Rhône, Philippe Cochet, et devant plus de 600 personnes gonflées à bloc, dont l’ensemble des parlementaires du département, le patron de l’UMP a exhorté ses troupes de partir à la bataille.
C’est d’abord Nadine Morano, la ministre de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle, qui a joué les chauffeurs de salle. Stigmatisant « le concours de démagogie au PS », raillant les pérégrinations new-yorkaises de DSK - copieusement hué - et portant aux nues le bilan présidentiel, la ministre a fait un tabac. Nora Berra, la secrétaire d’Etat en charge de la Santé, enfoncera le clou en prônant le rassemblement. Rassembler, c’est bien, aujourd’hui, la mission de Jean-François Copé. Faire taire les querelles de chapelle pour se consacrer à la bataille présidentielle. « La priorité, c’est celle de l’union sacrée, clame Copé, et je veux être le garant de cette unité. La liberté, elle est à l’intérieur de l’UMP, liberté de proposer, de critiquer, de polémiquer ». Mais le secrétaire général de l’UMP est venu aussi livrer des arguments à ses militants. Expliquer, encore. La crise. La dette. La Grèce. « Pour convaincre que c’est Nicolas Sarkozy qui doit présider aux destinées de notre pays pour le prochain quinquennat ». Devant les jeunes qui portent bien haut des affiches « Fiers des valeurs de la droite », Copé embraye sur le patriotisme, « être fier de ses racines », la défense, « qui n’est pas une variable d’ajustement », le nucléaire et « l’excellence française », égratignant au passage, sans retenue, les candidats à la primaire socialiste. Un vrai lancement de campagne qui n’en portait pas le nom. Officiellement, l’UMP n’a pas encore de candidat.
     
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